Affichage des articles dont le libellé est rocher. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rocher. Afficher tous les articles

mercredi 10 août 2016

Deux vaches à l'Agneau Noir

On est comme ça au GAG, on aime bien porter des sacs inutilement lourds. Même pas pour s'entrainer. Ni pour se montrer utiles en portant une charge. Juste parce que c'est comme ça, sans trop qu'on sache pourquoi ;p Alors quand les GAGistes montent aux Agneaux chargés de plein de matos inutile ("j'avais dit 3 friends pas deux jeux", "tu comptes faire des colliers avec tes dégaines ?", "La 4ème corde c'est pour les peluches ?") -et quelques bonnes surprises-, moi j'amène ma Rosalie sur le dos :D Après tout c'est la mascotte, il faut assumer !
Ah oui sinon, on a fait une belle course d'alpi classique sur un joli sommet que je ne connaissais pas encore ;)
Jeux d'ombres au Col du Monetier
 
Départ pas matinal du tout (et pas seulement à cause de l'encadrant toujours en retard), pour arriver au pré de Mme Carle en début d'après-midi. Je pars devant pendant que le groupe mange, pour être sûr qu'ils ne me doublent pas, ils commencent à être tous affutés ;p
Sur le sentier Rosalie -qui est confortablement installée sur le sac- obtient un franc succès auprès des enfants, et aussi des parents : je suis obligé d'accélérer pour éviter un cow-jacking, j'aimerai éviter de faire la une du daubé. Agressé par des enfants, on lui vole sa vache en plastique...
Le reste de l'aprèm est moins stressant, j'ai un très bon entrainement pour boire des bières et manger tout ce qui traine... On en profite pour repérer l'accès, relire le topo, et on se pète le bide au repas. Je crois que la gardienne se souviendra de nous et qu'avec les deux plats de rab' qu'on a mangé, il faudra réserver sous un autre nom ;p Bon repas, en quantité, top !
Contrastes
On boit une bière et on fait des projets avec Rosalie...
Les faces Nord du Glacier Noir retournent à l'ombre

Après une nuit pas facile pour tout le monde (lits taille enfants, odeurs plus ou moins douteuses, erreur de couchette, vols de couverture.... Mais pas de sacs plastique !!), on est prêts à partir à 4h45.
Baudrier, Rosalie sur le dos, Nanard dans le sac, frontale à Grenoble.... Il fait noir ! C'est donc "Canard" (dit Le Picard ) qui ouvre la voie jusqu'à feu le Glacier Jean-Gauthier, qui est aujourd'hui une succession de névés...
La montée est efficace et mène facilement aux vires du Monetier, qui se franchissent sans aucun soucis pour arriver au Col du Monetier.
Le levé du jour sur les sommets du Pelvoux et de la Barre des Écrins est splendide, on est aux premières loges pour voir "l'embrasement" de la Barre. Et l'arrivée au Col du Monetier est magique avec des jeux d'ombre rares.
Barre des Écrins
Canard devant le Pelvoux
Rosalie contemple ses futurs exploits
Un long fleuve tranquille
Camille devant le Pelvoux
Les vires du Monetier
Le col du Monetier
 
On rejoint alors facilement le Col Tucket, où se trouve la seule vraie "difficulté" de la course, un ressaut rocheux de 60m en III. On le parcourt en corde tendue à 15m, puis on repart les anneaux à la main sur une section très facile, avant de finir un court passage d'arête plus grimpant en corde tendue de nouveau. Nous voilà au sommet, le panorama est superbe ! Pour Rosalie, c'est un record d'altitude. Une vache à 3664m, ça n'arrive pas souvent :)
Brumes matinales
Les Dômes de Monetier
Canard se fait emmener par Camille
Arrivée au sommet !

Un grand merci aux GAGistes qui n'ont pas monté que du matos en trop, mais aussi un bon gâteau et une bonne bière pour fêter un peu en avance mes 27 ans. Et puis aussi une très belle petite vache, Nano, qui rejoint la grande famille des mascottes et qui est déjà promise à un grand avenir en compagnie de Nanard :)
Vous êtes au top !!
Bienvenue à Nano la nouvelle mascotte !
La bande au sommet

Guronzés par la bière de 9h (une base...), on redescend tranquillement au refuge ! Le ressaut du Col Tucket est franchi en 2 rappels et une main courante. Pour aller plus vite, je pars devant avec 3 cordes et installe tout, Vincent ferme la marche et récupère tout : efficace :)
Le reste de la descente est plutôt agréable, soit en bonne neige soit en éboulis fins, jusqu'à récupérer le sentier à la moraine.

Encore une belle sortie, le groupe progresse bien, tout le monde est passé en tête ! On est prêt pour le week-end de clôture en Septembre où on essayera de s'offrir deux belles arêtes rocheuses !!





dimanche 17 juillet 2016

Tour (et sommet) de l'Ailefroide Orientale

Et voilà, notre poisse météo laisse enfin la place à un week-end radieux, et on en a profité à fond ! Ayant du annuler le dernier WE GAG (alpi neige), on se rattrape avec une superbe boucle qui combine : course de neige, course d'arête rocheuse, et glacier ! En plus de ça : deux beaux sommets, 3 refuges, 3 vallons à explorer avec pas mal de bornes et du déniv pour être en forme :)
Rex et Nanard au sommet des Boeufs-Rouges

Itinéraire : 
J1 : Montée au refuge du Sélé
J2 : Ailefroide Orientale (3847m) et retour au Sélé (F, +1400m)
J3 : Pointe des Boeufs-rouges (3516m) par l'arête N, traversée sur la Condamine, Refuge de la Pilate, Refuge de Temple-Ecrins (PD, +1500m)
J4 : Col de la Temple, descente par le glacier noir

Une boucle à recommander, variée et avec des vues grandioses ! Pas mal de distance, ça donne l'impression d'un long voyage... (et ça fait mal aux cuisses !!) Et surtout une connexion logique entre trois vallées et autant de refuges (même si la Pilate c'est juste pour la bière !) sans oublier les beaux sommets :)

J1 : Montée au Sélé

Départ tardif de Grenoble (10h), manip de voiture pour ne pas perdre de temps en arrivant au pré de Mme Carle le dernier jour, on démarre la montée au refuge avec la menace des averses de pluie/neige de la fin de journée. On monte donc tous à un bon rythme, et c'est du refuge avec des bières/boissons chaudes qu'on observera la neige tomber (à peine de quoi faire beau sur les hauts sommets le lendemain matin...).
Pas pire la vue dans le coin (Viso)

 J2 : Ailefroide Orientale

" Il est 3h30, c'est l'heure des braves !"
Sur le coup, on a pas compris : on partait faire une course cotée F en bonnes conditions, on est loin de la conquête héroïque de l'Alpe...
Et puis au café, on a compris : un peu fort le kawa pour un réveil si matinal ! Heureux les adeptes du Earl Grey....
Départ à 4h15, on avait dit au briefing "matos à minima", mais dans l’excitation les GAGistes ont tous sortis la panoplie de friends et coinceurs, manquait le jeu de broches, l'ancre à neige et les pitons ;) 
Après tout on connait tous les variantes à Rob, mais ce week-end, c'était pas le thème !

La montée est efficace, on n'eut à peine à déplorer quelques nouilles et variantes d'itinéraire, mais rien qui justifie une perte de temps dans les règles de l'art. L'attaque est en neige et facile, on emprunte le couloir un moment, puis les gradins, et les fameuses vires, faciles mais expos. Ensuite c'est bien enneigé et très agréable :) Bon l'altitude s'est quand même fait sentir sur la fin pour une partie du groupe. Faut dire, s'acclimater en Vanoise, quelle idée.......
A la descente, ça grognait bien un peu en dé-escalade, mais tout s'est bien déroulé.... 
Les fameuses vires
La fameuse "Banane"

C'est la lutte finaaale.....
Premier "vrai sommet" des GAGistes !

Sortie des vires

On est donc arrivé plus qu'à l'heure pour commencer vraiment la journée avec les activités agréables de l'alpinisme (le reste n'étant qu'un moyen de se donner bonne conscience et de se justifier auprès de ses parents et amis !!) : d'abord la bière, puis la bouffe, ensuite la bière, puis la sieste, ensuite la bière, puis l'apéro, et c'est l'heure de se mettre à table ! (ndle : par soucis d'économies certaines bières ne furent pas consommées....)

J3 : Traversée à Temple-Ecrins par les Boeufs-Rouges

La grosse journée du Week-end... Après une grosse nuit de sommeil, le réveil est plus classique, un sobre "Bonjour il est 3h30". Ça tend à confirmer les hypothèses de la veille, car cette fois, tout le monde a demandé du thé, bizarrement...
On part sur un bon rythme, et on avale sans soucis le long vallon en ayant rapidement traversé le torrent. Encordement au pieds du glacier, en deux cordées de quatre pour limiter les risques en cas de chute en crevasse. 
On arrive sur son "replat" juste au bon moment quand le soleil pointe son nez sur les Boeufs-Rouges (oranges du coup) ! En 2h30 on est au col, on s'en était donné trois. Ou bien le groupe est en forme, ou bien ils se préparent à exploser l'horaire dans l'arête et essayent de me caresser dans le sens du poil ;p
Juste à l'heure !
Coup de Sabre, Sans-Nom, Pelvoux

Départ en tête avec Thomas, suivi de Nico et Pierrick, qui surveillent Anaïs et Vic', Seb et Mathilde ferment la marche. Le début d'arête est assez aérien, ça a impressionné les GAGistes, mais c'est techniquement facile et ça protège sans efforts en passant la corde autour des nombreux bécquets ! On mettra deux points sur toute l'arête tellement il est facile de protéger de cette façon, un gain de temps appréciable...
Malgré des cairns trompeurs qui attirent sur des vires péteuses et sans intérêt, on suit sans difficulté le fil de l'arête sur tout le parcours : plus beau, plus agréable, et plus sain ;)
On arrive trois heures plus tard au sommet, sans soucis, l'horaire est tenu ! Le groupe était donc en forme et a bien progressé sur la gestion de la corde entre le début et la fin d'arête !
Pendant ce temps sur le glacier
Départ ambiancé

Cache-cache
Anaïs, même pas peur !

Arrivée au sommet face à l'itinéraire de la veille !

Grosse banane pour tout le monde devant un paysage au top et sous un grand soleil, un bonheur :) Pour ma part, de loin la plus belle course que j'ai encadré à ce jour, c'est vraiment top d'amener le GAG en cordées autonome sur un si beau parcours...
La brochette de clowns :)

Descente sans soucis au col de la Condamine, puis par le glacier jusqu'aux câbles de la Pilate, qu'il faut remonter pour mieux redescendre : on a du mal à avaler la logique de l'itinéraire sur une si longue journée ;p Heureusement de bonnes bières et de bonnes omelettes nous remettent de bonne humeur pour attaquer le pire : la descente de la Pilate enchainée de la montée au Temple :D
Et comme ligne de mire : La Guiness ! Et un très bon repas :)
Descente de la Condamine
Glacier de la Pilate et les Bans
Exclusivité Paris-Moche : Rob fait la vaisselle....

J4 : Traversée sur le Glacier Noir

Pour le dernier jour, grasse-mat', on prend le réveil de 4h30... Pas de Coolidge, on a déjà bien donné avec deux longues courses, et la descente sera déjà longue depuis le col de la Temple.
La montée est efficace, on rattrape une partie des cordées du réveil de 3h30, mais personne ne râle de s'arrêter au col... Descente sur le glacier noir qui paraît affreuse vue d'en haut, mais en fait la sente est parfaite :) 
Pour le glacier on forme une caravane de 8, et on descend agréablement avec de bonnes conditions d'enneigement et surtout une vue démentielle...
Il ne reste qu'a descendre la moraine, et puis : bière, glace, bière, burger à la Grave, café ps fort, et ... Dodo !!
Belle face N de l'Ailefroide
Vers la Pilate
LA Fourastier et Coste-Rouge
"Les jolies colonies de vacances, merci maman, merci papa !"
Pelvoux
"Vous prendrez bien encore quelques Km dans les pattes ?" ;)

Un week-end merveilleux en résumé, on a pas gâché :) Bravo à tous pour avoir bien avancé sur ce tour bien dur physiquement, et sur les parties techniques ! Et merci à Seb pour le co-encadrement !

samedi 28 mai 2016

Dents du loup : Le grand bain sans brassards... ou à peu près !

Récit par Anaïs, Nico et Pierrick (photos) d'une sortie entre GAGistes sans les encadrants ! Ben oui le but après tout c'est bien qu'ils se passent de nous ;p 
Ils ont donc parcouru les belles arêtes des dents du loup en Belledone, le 28 Mai (oui je suis en retard sur ce coup là !!).
Sous la face N du Colon

Il y a un chat noir dans le GAG 2015-2016 : on s'est pris cette année tellement de buts météo qu'on a pu faire de l'alpi caillou comme en été... Ça nous aura au moins permis de peaufiner longuement pose de coinceurs, friends, et autres protection rocher, de tester la recherche d’itinéraire boiteuse en environnement hostile et jardins municipaux, et de topoter comme des fous en actualisant frénétiquement la météo toute la semaine avant les sorties, pour imaginer un plan A, un plan B, voire un plan C. La loose, mais constructive. Et de bonne humeur.

Bref, on a les bases. Et du coup, on a les crocs.

Un week-end annoncé potable, rien de prévu, les encadrants du GAG qui prévoient une école de coinceurs ? Pas besoin de plus pour se chauffer, c'est décidé: on fait une première sortie autonome. Concertation, réflexion, consultation : on enchaînerait bien 2 courses tant qu'on y est, alpi rocher abordable (reste de la neige), pas trop fréquenté, pas trop loin, ambiance et maîtrise. Comme on peut pas vraiment dire qu'on est blasés du fait d'avoir sur-fréquenté les massifs du coin, ça ouvre pas mal de portes. Et comme il nous manque un complément, on puise dans les réserves du GAG étendu, la fine équipe de la journée de sélection: ça tombe bien, Luc est chaud.

On ira donc en Belledonne, direction les dents du loup Samedi, les dalles du Galeteau dimanche, avec la nuit au refuge de la Pra. C'est validé par la hiérarchie (oui, on demande encore, on garde les petites roulettes) ça a l'air joli, abordable, tip top pour un démarrage. Évidemment, le mini but météo s'y met, on ne garde que les dents du Loup, et on va tâcher d'être redescendus avant la flotte de l'aprèm. J'étais prêt pour la Walker dans les grandes Jorasses, Rob a émis quelques réserves. Le manque de confiance patent, je vous jure...

Départ à l'heure (forcément, pas d'encadrants), 7 heures au parking de Freydières, le fond de l'air est chaud même si le type devant qui porte ses skis n'a pas l'air au courant. Il veut sans doute profiter des 40 cm de fraîche qu'il est tombé pendant la nuit. Ah non, pardon.

Mine de rien, on avoine : 1h20 pour le lac du Crozet, moins de 2 heures pour arriver au pied de la crête qui amène au petit râteau. Sans les encadrants pour nous ralentir, on peut enfin hausser le rythme. On s'équipe, grignote un bout, se répartit le jeu de friends qu'on a pour les 2 cordées : Pierrick et Luc, Anaïs et moi.  On voudrait mettre les crampons et sortir le piolet, mais c'est difficile à justifier...
Départ de Freydière
Au dessus du Crozet
A l'attaque !
 
A l'attaque du petit râteau, première bosse, c'est serein. Je sens qu'on a déjà vraiment progressé, plus efficaces, plus rapides, concentrés. On comprend ce qu'on fait, on ajuste. On admire le paysage, goûte l'ambiance et Pierrick engage le fil de l'arête, évident. J'emboîte le pas de Luc qui part en corde tendue, on va essayer d'être rapides. Je teste une variante qui m'attire, un poil dure pour Anaïs qui m'insulte en grimpant, et on arrive vite au pied d'une jolie dalle bien fracturée. Le rocher n'est pas très bon, mais il mène au replat au sommet du petit râteau.
On s'applique, cherchant les meilleurs endroits pour poser des protections, testant le rocher, pratiquant des gestes qui viennent seuls, relais sur sangle sur un gros becquet, demi cab pour faire venir le second ; on perd presque un poil de temps à vouloir faire comme à la parade. Mais c'est vraiment bon, on est seuls devant une jolie arête, effilée, attirante.

Toujours en corde tendue, Pierrick et Luc vont chercher le premier rappel au bout du fil, on leur emboîte le pas, pas trop proches, l'arête est courte et la place au bout limitée. J'arrive au moment du plat de nouilles, et goûte avec délice un passage qui m'aurait paralysé il y a quelques années. Décidément, ça va mieux mon vertige.

Passés les soucis de corde sur lesquels il reste des progrès d'organisation à faire (Pierrick, c'est de toi que ça cause), on passe au rappel, et là aussi on enchaîne bien, comme à l'entraînement : pose du machard sur corde pendant que le précédent descend, main au dessus du machard,... on gère. Sauf qu'on descend bien trop bas, on se rappelle un peu tard des CR de sorties C2C qui parlent de bien viser la brèche pour éviter les emmerdes. C'est pas grave, on galère un peu pour rappeler la corde, et on en est quitte pour brasser un peu dans la neige pour remonter à la brèche : on a pas fait assez de mixte cet hiver, ça manquait.
Montée au Râteau
Rappels sous l’œil vigilant de Rex
 
C'est l'arête des dents du loup : Pierrick repart devant, on s'est mis d'accord sur le fait que je me tape LA longueur de la course, le petit 4 des familles sur rocher pourri difficile à protéger sur les 15 premiers mètres. J'en salive d'avance. Mais pour l'heure, c'est Anaïs qui part en tête, donc c'est elle qui raconte.
« Me voilà partie à la suite de Luc, on ne change pas une première cordée qui gagne. Même si je prends des précautions, comme à mon habitude, en testant les cailloux sous mes mains et en progressant tranquillement, j’avance à un rythme correct et sans difficultés – l’arrête est douce, avec de bonnes prises et de jolies marches, ni trop effilée ni trop large. J’en suis heureuse car j’avais hésité : est-ce que je pars devant, ne me sentant pas encore très sereine avec mon niveau technique limité et mon appréhension de la tête qui n’a pas complètement disparu ? (n’oublions cependant pas que j’ai fait l’arrêt à Jojo :). Mais Rex (ndle : la mascotte offerte par le GAG pour ses 24 ans, une charmante tortue) est là pour me donner confiance, posé (ou pendu ?) sur le côté de mon sac. Je me prends même à m’amuser faire passer les cordes autour des becquets, l’une d’un côté, l’autre de l’autre. Finalement, je rejoins Pierrick et Luc sur le replat avant même d’avoir pu mettre un friend (qui tienne). Nous posons le deuxième rappel en visant mieux cette fois-ci ».    

C'est parti pour le crux, l'attaque de la jumelle : vu de près, c'est nettement moins impressionnant, cette longueur. Dedans aussi. Par contre, le rocher est vraiment pas bon, et c'est vrai que ça se protège pas super bien : premier coinceur béton après 15 mètre, auquel on rajoute une sangle pour faire l'appoint, et on est vite en haut, gros becquets, relais confort. c'est presque fini : Anaïs est devant, montagne russes sur sentes herbeuses et remontée sur l'arête, avant la désescalade finale qui mène au rappel, et hormis la petite alerte de Luc qui échappe son reverso (puisque ça s'était beaucoup trop bien passé), la fin est sans accroc.
Dans la longueur clé
 Au final, cette première est passé comme un rêve, 5 heures sur l'arête pour 2 cordées, on est plutôt contents : on se rend compte qu'on a déjà intégré beaucoup de choses, et que même si l'expérience doit venir renforcer tout ça, on a déjà énormément progressé depuis Septembre. Ce qui me marque plus que le côté serein, c'est que l'enchaînement des gestes me paraît naturel, réflexe.
Bref, la première d'une longue série. Long live ze gag.

mercredi 20 avril 2016

La Sainte-Défaite du GAG

Les week-ends se suivent et se ressemblent ! On s'offre donc un second week-end à thème rocher après avoir été contraints d'annuler la goulotte au refuge de l'alpe de Villard d'Arène... Ayant fait le tour des bouses du coin et espérant une météo plus clémentes, on décolle pour Aix en Provence ! Au programme, de belles arêtes facile à la Sainte, un lieu où l'éthique perdure et les voies peu/pas équipées, faciles et belles, existent encore :)
Vincent à Orpierre (voie inconnue, hors topo)

On se retrouve de bonne heure à Botanic, pour faire la route tranquille et aller s'installer au camping pour laisser les affaires : c'est pas très safe de laisser des affaires dans le coffre ici... Et puis mieux valait partir tôt pour garder de la marge et faire des détours multiples avant de trouver le parking :D
Finalement on s'engage sur l'approche tête dans le guidon, j'avais bien raconté mes histoires de bartassage à la Sainte, mais personne ne s'est méfié. On s'est donc rapidement retrouvé de nouveau à Botanic, et on a bien jardiné avant de rejoindre le bon sentier :p Faut dire que c'est plus compliqué avec toute cette brousse que dans les Écrins et ses pierriers !
Le secteur de Subéroque et ses arêtes/piliers
Un samedi à Botanic
Première arête à D. du couloir de Subéroque





On arrive donc sans encombres au pied de l'arête des trois pointes, sous un grand soleil et un peu de vent pour rafraichir, le panard ! Dire qu'on échappe peut-être à un portage de gros sacs sous la pluie sur une longue approche :D
On attaque l'arête en 4 cordées, sur le même schéma qu'à l'arête à Jojo : Nico ouvre la voie avec Vincent, suivis par Anaïs et Amél, puis Mathilde et Pierrick, et enfin Vic' et Thomas qui me trainent.
Je en sais pas si c'était une bonne idée d'être dans la dernière cordée... Déjà parce que Thomas et Victorien ont semé des friends derrière eux et qu'il a fallu se contorsionner pour les récupérer ;p Et parce que Vincent avait raison, on attends vraiment beaucoup derrière ! En plus j'ai raté le pâté en croute de canard... Ou le pâté de canard en croute... Enfin je sais plus...
Bref, l'arête était bien sympa ! C'est facile, peu soutenu, pas vraiment d'ambiance (peu de vide)... Mais le rocher est bon, le paysage au top, ça se protège bien, et c'est donc parfait pour de la formation :)
Vincent conseil Anaïs
Dans la troisième longueur
Thomas
Anaïs
Du bon rocher


En plus arrivé au sommet on profite d'une très belle randonnée pédestre pour descendre efficacement, plutôt que prendre les rappels à coté de l'arête (noté comme délicat dans les topos, chutes de pierres. Alors à 9...). Le premier couloir de descente est facilement évité, on a même pas vu le cairn ! Pour le second il a fallu ruser (on a vu le balisage...) : c'est trop caillouteux ;) Le troisième couloir de descente nous est offert sur un plateau : parcours interdit, présence d'espèces fragiles ! Dommage que le 4ème couloir de descente soit balisé et autorisé, on n'a fait que 4km de détour :D Si près d'aller au pic des mouches, un échec...

Pas de photos, on était tous bien trop occupés à râler :D

Ce petit détour nous permet quand même de tester les compétences d'auto-stoppeuses de nos Gagistes à cheveux longs, il va falloir travailler tout ça ! On a réussi à attraper une voiture mais on était plus qu'à 200m des nôtres !
Le petit détour nous a aussi permis de pas arriver trop tôt à l'apéro, c'était plus sage vu les réserves qu'on avait apporté... Bon c'est pas tous les jours non plus qu'on fête les 18 ans d'Anaïs ;)
Y'a plus qu'à....
Bienvenue à Rex la tortue, le cadeau (non connoté ^^) du GAG à Anaïs

Une seule ombre au tableau, c'est que pendant la nuit, il pleut.... Pas grave, c'était pas prévu, la météo était OK, ça va passer ! Sauf que le matin, il pleut encore... Et la météo commence à annoncer de la pluie qui arrive l'aprem, génial...
On passe donc tous les plans en revue : aller grimper en couenne à la sainte (enfin bon, il pleut...), aller grimper en salle à Aix (enfin bon, c'est pour la forme qu'on y pense), aller se biturer au PMU (mais bon, il est 8h du mat' c'est violent...), ou... s'en tenir au bon vieux proverbe qui dit "qu'il fait toujours beau à Orpierre" !
Effectivement, quand on arrive au bar d'orpierre, il ne pleut pas vraiment... Tout est mouillé, il y a cependant un coin de ciel bleu ! Le temps de prendre un café, les voies sont sèches, on peut démarrer la journée :)
Pas un temps à mettre une tortue dehors !!

On se dirige donc sur le secteur de Belleric pour faire des voies de 2/3 longueurs afin de continuer le bon apprentissage des manips de relais. Suite à la forte demande de la veille ( :p ), on en profite aussi pour faire du rappel ;) Après un point sur l'installation du rappel, chacun s'élance dans sa voie.
Nico et Pierrick font cordée dans une voie en 5b, Thomas et Victorien sont à leur droite, puis les filles font une cordée de trois avec Mathilde puis Anaïs en tête.
Pendant ce temps on part avec Vincent faire de l'artif dans du 6, pas simple la reprise ;)
Donc comme on s'y attendais tous un peu, le beau temps à fait illusion, et c'est sous des trombes d'eau qu'on a terminé les rappels et plié bagage... Pour se ravitailler au parking sous un dernier rayon de soleil !!
Un bon plan GAGesque comme on les aime :)
Vincent taquet dans une 5b ! (en vrai 6b/6b+)
Les trois autres cordées dans du plus facile
Lovage de corde sous la pluie, façon GAG... Trop de bonnes volontés !


Et surtout à ne pas manquer, la sortie en vidéo !! Merci Amél pour le montage toujours au top......